Les personnages principaux

Blanchette, le veilleur du Lez

7_Blanchette

Il doit son surnom au fait qu’il était noir. C’est au début des années 30, que Blanchette (de son vrai nom Emilien Flériag, né le 14 juillet 1888 aux Antilles) a élu domicile sous le pont de Castelnau. De son passé militaire, il conservait la capote militaire bleu horizon et les bandes molletières. Il était célèbre jusqu’au coeur de Montpellier où il se rendait chaque jour en poussant son vieux landau, pour vendre des babioles sur les marchés Jean-Jaurès ou Laissac et revenir avec quelques victuailles. Mais il reste dans la mémoire collective par son rôle de véritable « veilleur du Lez ». En effet, dès que les eaux montaient, il donnait l’alerte avec son clairon. Lors de la crue de 1933, il sauva directement plusieurs personnes de la noyade. Mais dans la nuit du 2 décembre 55, la terrible crue du Lez le surprendra. Ses funérailles furent suivies par des centaines de personnes reconnaissantes.

Frédéric Bazille

7_Frédéric Bazille

Fils de notables protestants de Montpellier, ce jeune peintre impressionniste, installé à Paris, passait ses étés dans la propriété familiale, le Domaine de Méric qui lui inspira plusieurs toiles. Peintre des plus prometteurs de sa génération, il sera tué au front en 1870, à l’âge de 29 ans.

Gabriel

7_Gabriel

Marchand ambulant, flanqué de son parasol rouge, le panier de bonbons et sucreries autour du cou, il était suivi par tous les gamins de Montpellier à qui il disait
«Allez pleurer auprès de vos mères pour qu’elles vous achètent des bonbons.».

Les étudiants

Entourant le professeur, ils portent la faluche avec les rubans aux couleurs de leur faculté : bordeaux pour Médecine, violet pour Dentaire, vert pour Pharmacie, jaune pour Lettres et Sciences Humaines, rouge pour Droit, bleu clair pour Beaux-Arts et architecture, etc…

Madame Cissé

7_Mme Cisse

Marchande ambulante, elle vendait dentelles et colifichets suspendus à de grands étendoirs qu’elle transportait, parcourant les rues de la ville

Marie-Louise Rolland

7_Mme Roland

Félibre, elle a écrit de nombreux poèmes en langue d’Oc et a dirigé « Le Parage » (académie du parler montpelliérain), jusqu’à sa mort, en 2000.

Le ramoneur

ramoneur

Originaire de Savoie ou du pays Gavot (Basses-Alpes), le petit ramoneur sillonnait les rues et les villages à la recherche de cheminée à ramoner. Le petit ramoneur ne se déplaçait jamais seul mais toujours en groupe d’enfants de son âge sous la direction d’un maître ramoneur. Ces enfants issus de familles nombreuses très pauvres, étaient recrutés pour une durée d’une année.
Pour nettoyer les cheminées de haut en bas, l’enfant ramonait avec un hérisson (sorte de brosse ronde métallique), mais pouvait aussi grimper à l’intérieur du conduit de cheminée, une petite échelle lui permettant d’accéder à l’ouverture. Toujours vêtu de hardes trop grandes pour lui, un grand bonnet sur la tête le protégeait de la suie.
Le petit ramoneur était souvent accompagné d’une marmotte ; cet animal lui était très utile pour l’aider à dégager le hérisson lorsque celui-ci était coincé dans le conduit de cheminée.
Le métier de ramoneur était très dur ; il était à la fois dangereux (risque de chute ou d’allergie à la suie) et très mal payé. Le petit ramoneur vivait dans des conditions difficiles, l’argent récolté étant intégralement récupéré par le maître ramoneur qui ne reversait aux familles qu’une somme correspondant à la « location » de l’enfant. Puis, suite aux lois interdisant le travail des enfants, les méthodes d’opérer changèrent et le petit ramoneur disparu de nos villes.

Gustave Courbet

Chef de file du courant réaliste, ce peintre peignit plus d’un millier de toiles. Après sa rencontre avec Alfred Bruyas (collectionneur montpelliérain), il séjourna quelques années dans la région où il saisit « l’âpre beauté des paysages languedociens ».

Roger Bec et Josette Evrard

7_Josette & Roger

Roger Bec

Félibre, Président fondateur de la Garriga (1957) où il était également hautboïste et maître d’œuvre de la crèche. Défenseur des us et coutumes de notre ville, il fut aussi Président des Barons de Caravètes (Confrérie montpelliéraine).

Josette Evrard

Avec son mari, Gaby, hautboïste, et Roger Bec, elle est à l’origine de création de La Garriga Lengadociana. Danseuse au sein du groupe, elle enseigna les danses traditionnelles à des générations de danseurs, avant de passer le relais.

Farinette

7_Farinette

Ainsi surnommée, car elle était « enfarinée » avec de la poudre de riz. Elle parcourait les rues de Montpellier, dans les années 60/70, en portant un grand carton à dessins sous le bras, ce qui lui avait valu son autre surnom, moins flatteur, de folle des Beaux-Arts.

Le rémouleur

remouleur

« Je suis le rémouleur, je vais de ville en ville
Parcourant le pays, jusqu’au fond des hameaux
Tout le long du chemin, poussant ma meule agile,
Je crie ; »A repasser, les couteaux, les ciseaux… ».

Cet artisan ambulant passait deux fois par an, au printemps et à l’automne. Il poussait sa carriole dans laquelle étaient installés ses meules de grès de différentes finesses de grain. Deux pédales en bois animaient une grande roue à gorge qui servait de volant. Ce dernier entraînait rapidement les pierres à aiguiser rotatives. Au dessus de la meule, un petit réservoir rempli d’eau permettait de mouiller le grès pendant la phase d’aiguisage.
L’homme proposait son travail d’affûtage aux villageois pour tous les instruments coupants : couteaux, ciseaux, hachoirs, serpes, faucilles (voulame en provençal), haches, etc… Pour se protéger des coupures, un grand tablier de cuir recouvrait ses vêtements.