Les joutes languedociennes

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L’origine des joutes languedocienne remonte au XIIe siècle et surtout, au XIIIe siècle. En attendant le départ pour la Terre Sainte, des croisés se défiaient en combat singulier sur des embarcations légères, sur le grau (canal) à Aigues Mortes.

Le succès des joutes ira crescendo durant les XIVe et XVe siècles. Le XVIe siècle consacre ce jeu traditionnel d’adultes, accompagné par des hautbois et magnifié par des invités de marque.

L’histoire des joutes en Languedoc s’écrit dans ses ports de pêche que sont Frontignan, Mèze, Palavas, le Grau du Roi et bien sûr Sète.

Au XIXe siècle, cette activité corporative, qui rassemble le village, voit se former des sociétés qui joutent pour le saint patron ou même la gloire ! La loi de 1901 les structure. Le nombre de compétions augmente entre les 2 guerres et les joutes font évoluer leur règlement.

Les règles

En Languedoc, la joute est dite « dure » ou en « force ». Les barques, issues de bateaux de mer, sont lourdes. Elles se croisent à droite.

Huit à dix rameurs et un barreur appelé « timonier patron » sont présents, un tambour et un hautboïste installés à la proue, jouent l’air traditionnel des joutes. Quant aux jouteurs, ils s’installent sur les bigues (traverses) menant à la tintaine (petite plate-forme). Sur cette tintaine, placée à 2,5/3m de hauteur, le jouteur en position d’escrimeur tient son pavois de la main gauche, appuyé sur le haut du genou, et dans la main droite, une lance de 2,50 m coincée sous son bras.

Les évolutions

Les évolutions : D’une part, les femmes souhaitent de plus en plus participer à ce jeu traditionnellement masculin, bien que la dureté et les risques de cette discipline, soient un frein au développement d’une activité féminine.

D’autre part, l’enseignement se fait de plus en plus dans des écoles de joute ; et non plus forcément de père en fils, comme par le passé.

Si les joutes deviennent un sport à part entière, leur pratique reste néanmoins traditionnelle.